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Témoignages
U.T. pour University Towers

University TowersUT. 2 lettres qui résonnent à notre esprit et nous font imaginer la vie estudiantine à l’américaine. UT est en fait une résidence universitaire très proche de la SDSU (San Diego State University pour le commun des mortels).

A votre arrivée à UT, vous aurez à passer le contrôle de votre carte de résident (qui prouve que vous faite partie des nôtres, c’est a dire de la résidence) afin de rejoindre l’ascenseur et ainsi accéder à votre chambre. Mais, avant d’arriver à l’ascenseur, attardons nous au rez de chaussée. Si on a la curiosité d’esprit de prendre à droite juste après la porte d’entrée on découvrira une salle de réunion, mais si on se risque à prendre à gauche, on sera agréablement surpris de découvrir un salon pour la télévision, la « laundry » et surtout un billard ainsi qu’une table de pingpong, qui permettront notamment de meubler le (peu de) temps libre dont on dispose. En semaine, UT a des airs de campus plutôt sérieux, mais si vous vous y aventurez le week end, vous remarquerez les nombreuses allées et venues du côté de la porte d’entrée. Vous assisterez ainsi à une atmosphère plutôt festive, et cela même si elle n’a pas lieu au sein d’UT (les fêtes un peu trop bruyante ainsi que l’alcool sont interdits au sein de la résidence). Les américains et américaines, mais aussi les nombreux étrangers qu’il y a au sein de la résidence peuvent être très prolixes si vous savez trouvez les bons mots qui a mon humble avis sont : « I’M french student, can you help me ? ».

Sami Benyaala

The Basketball Game at S.D.S.University

The AztecsMardi soir nous avons eu la chance d'assister à un match de basket qui opposait l'équipe masculine de SDSU (the Azteks) à l'équipe Air Force. Les places nous ont été délivrées gratuitement. Cependant, il n'était possible de s'en procurer qu'en se rendant à la billetterie de l'université sous présentation de sa carte étudiante. Une fois dans le stade, nous nous sommes retrouvés parmi un « melting pot » de population allant de 7 à 77 ans venue spécialement pour l'occasion. Une fois passée l'enceinte, sandwichs, brezels, pop-corns et autres boissons étaient proposés comme dans un stade national en France lors d'une manifestation conséquente. Lorsque nous sommes rentrés à l'intérieur du stade nous avons assisté à un vrai show à l'amérivaine comme les match professionnels qui sont retransmis à la télévision. Sponsors, pom pom girls, speakers, caméras, musique et écrans géants faisaient l'animation. Le match a commencé à 19h précises et a été rythmé par des interruptions qui valaient à elles seules le déplacement (musique, danse et sketches pendant la mi-temps et les temps morts). C'était impressionnant de voir les supporters soutenir leur équipe et intimider les adversaires avec différentes méthodes. Entre les chants, les bruits et les pancartes il y avait moyen d'être perturbé. Moi qui ait fait du basket en équipe je sais combien cela peut jouer sur la qualité de jeu de l'équipe. SDSU a donc remporté la partie et nous sommes rentrés en ayant assisté à un vrai événement sportif organisé et orchestré à l'américaine: de façon grandiose.

Delphine Augu

Promenades et rêveries à Pékin : la force et la beauté du passé impérial

The AztecsAu soleil sur la vaste pelouse qu’offre l’université de Fudan à ses étudiants, je profite des quelques rayons de soleil et me repasse les images et impressions de ce que nous avons eu la chance de vivre à Beijing… Quel plaisir de pouvoir arriver dans un pays où la culture est totalement différente de la notre. Un tel dépaysement ne peux qu’être enivrant, tels sont les somptueux temples que nous avons pu visiter.

Le Temple du Ciel ou Heaven Temple,
En chinois traditionnel : ??; En chinois simplifié : ??; pinyin : Tian Tán
Vaste étendue de 1,5km du Nord au Sud inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de 1998, le temple du ciel est arboré de passerelles couvertes par de très colorés poutres en bois plongeant dans une agréable fraîcheur les danseurs et danseuses chinois qui nous offrent le spectacle de leurs habits rouges et dorés sur des rythmes presque endiablés. Une aussi belle rencontre avec la population plutôt âgée jouant avec frénésie aux cartes (les Chinois adorent jouer en général), ou encore les petit groupes de chanteurs de karaoké qui suivent avec sérieux leur « chef d’orchestre ».
The AztecsUn peu plus haut nous avons pu apprécier une large place entourant une tour circulaire aux mille et une couleurs…- Il ne serait pas faux de noter que les inspirations de l’époque étaient relativement distinctes quand on parle de temples et autres monuments clés de l’histoire chinoise – Un bel emplacement qui nous a permis de prendre une belle photo de groupe qui restera gravée sur les pellicules de nombreux chinois ayant sauté sur l’occasion d’immortaliser un moment rassemblant autant d’européens de notre espèce (toujours très dôle de voir à quel point nous attirons les curieux). Après quelques embouteillages, deux milles coup de klaxons et quelques queues de poissons nous sommes arrivés au Palais d’Eté.

The AztecsLe Palais d’été ou Pinyin:
Yíhéyuán, ??? : "jardin de l'harmonie préservée".
Quel plaisir de voir architecture chinoise et nature se marier parfaitement ; plus qu’un simple domaine de 70 000 m² de surface construite, le Palais d’été offre aux amoureux et aux autres une vue imprenable – je vous conseille en fin de journée pour la lumière dorée – sur les bateaux originels et le lac qui s’étend sur les trois quart des 2,9km², ne belle balade par temps plus chaud en pédalo serait appréciable mais nous n’aurons pas eu ce plaisir, la prochaine fois sûrement ! .
Nous avons également, Vanessa, Julien et moi pu profiter d’une drôle de conversation avec un grand père chinois qui parlait – par cœur – le français, une belle rencontre qui nous a fait sourire à l’écoute de cet homme si jovial et au regard d’enfant, nous parlant des différentes villes françaises qu’il pouvait nous énumérer avec fierté.The Aztecs
Ce petit homme au regard brillant nous a justement rappelé à quel point il est agréable de pouvoir communiquer avec l’autre, c’est d’ailleurs très difficile de ne pas pouvoir au quotidien faire autant de rencontres que nous serions heureux de pouvoir faire…

Le calme a envahi ce lieu, il vous donne la sensation de bien être que chacun recherche, l’occasion rêvée de respirer à plein poumons et fermer les yeux pour profiter du chant des oiseaux. Le petit pont à traverser rappellerait presque ceux de Venise, l’atmosphère si agréable vous rend serein et paisible. Un état absolument parfait pour rejoindre doucement notre car qui nous ramènera malgré l’incroyable trafic , à l’hôtel sains et saufs – ouf – Une journée très agréable sans pour autant oublier de parler du Great Wall que l’on pourrait aussi appeler avec humour le « Great Walk » ;


The AztecsLa Grande Muraille de Chine ou en chinois traditionnel :
?? ; simplifié : ? ; pinyin : Chángchéng ; littéralement la « longue muraille » que nous avons appréciée par un temps fantastique, sous un ciel bleu et caressés d’une petite brise, nous aura fait faire du sport…des marches inégales pouvant varier de 20 à 50cm de hauteur, une verticalité incroyable déconseillée aux personnes ayant le vertige…l’aventure est devant nous. La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Chacune des tours ponctuant le parcours permet d’admirer la vue et de reprendre son souffle, les marchent ne paraissent pas vouloir s’arrêter, jusqu’à ce qu’elles choisissent de descendre. Les visiteurs venant des quatre coins de la planète parlent finalement tous le même langage, celui du souffle coupé et du sourire forcé. « Courage, vous avez fait le plus dur », à ces mots ne jamais relever la tête pour ne pas être déçu…simple conseil.
The AztecsCette muraille magnifiquement montée sur la crête de la montagne s’étend sur 8 851,8 km dont 6 259,6 km de murs, 359,7 km de tranchées et 2 232,5 km de barrières naturelles, telles des montagnes ou des rivières. Egalement classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1987. La grande boucle terminée, le moment immortalisé, nous repartons ravis d’avoir été jusqu’au bout de ce périple véritablement sportif et repensons au courage des ouvriers qui chaque matin devaient faire la même chose avec des briques sur le dos… Une bien belle façon de découvrir la Chine que de commencer par une semaine bien programmée et dynamique rythmée au son de la voix et des conseils de Nicolas notre fabuleux guide au sourire jamais muet.

 


Aurélie Mussier

On a marché sur le Mur

The AztecsEscaladé serait en vérité un verbe plus approprié. Nous avions pourtant été prévenus : la muraille est à couper le souffle. Rétrospectivement – quoique sur le moment aussi – la remarque est des plus adaptée. Toutefois ce n’est pas tant la vue qui offre sur la vallée une perspective incomparable que la montée des marches elles-mêmes qui en est à l’origine. Longue de plus de 6 000 km, la Grande Muraille peut culminer jusqu’à 3 000 mètres d’altitude et mesurer de 7 à 10 mètres. Autrement dit une ascension garantie sportive et rythmée.

Cela aurait pu très bien se passer si les chinois – par mesure de sécurité ou de mauvais architecte – n’avaient pas construit une marche de 50 cm de haut et la suivante de près d’1 m. Une escalade des plus chaotiques par conséquent, sachant qu’il nous avait été conseillé de nous habiller chaudement. Très vite pull à col roulé, veste, écharpes et gants ont été de trop. The Aztecs
Que les Mongols se rassurent donc, les Chinois devaient avoir autant de mal à circuler sur la Grande Muraille que eux à la franchir.
Si la montée fut des plus sportive – fumeurs s’abstenir – la descente n’en fut pas moins périlleuse. Les marches sont tout autant calibrées. Sauf qu’à la difficulté de la progression s’ajoute le risque de la chute. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Un escalier abrupte en montée, des marches à pic en descente. Que dire par ailleurs de l’idée de placer la rambarde de sécurité à hauteur de genoux ? Il devient alors aisé de comprendre la signification profonde des T-shirts vendus sur le chemin  « I have climbed the Great Wall », souvenir de fierté et de respect pour qui, finalement, y a survécu.

The AztecsSi la mission est ainsi périlleuse, il faut toutefois reconnaître que la difficulté ne fait qu’ajouter à la beauté presque irréelle des paysages. Surgi d’une autre époque, la Muraille offre un voyage dans le temps pour qui sait apprécier l’instantané de l’expérience. Les monts vallonnés aux terres arides et rocailleuses, agrémentés d’une nature asséchée et monochrome, ne font que renforcer à ce sentiment de survie incertain, qui a su transcender les âges. La nécessité de la Muraille s’impose en même temps que sa majesté, long serpent se lovant en épousant délicatement les courbes d’une géographie erratique.The Aztecs

Notre aventure méritait que nous laissions une trace qui traversera le temps et les intempéries : le SMI, édition 2010, a désormais sa place au sein de la Grande Muraille, gravé au cœur du monument. Y reviendrons-nous un jour, nous souvenir de ce moment magique, leitmotiv du SMI ? Admirerons-nous à nouveau ce mémorial à la puissance des Hommes, pour y découvrir que le temps n’aura pas eu sur lui les effets qu’il aura eu sur nous ? Seul l’avenir nous l’apprendra.



Maxime Legros

Université de BEIDA

The AztecsL’université de Beida est une des trois si se n’est LA plus prestigieuses universités de Chine. Elle se situe à Pékin et forme l’élite de la société chinoise. Bien sur, de nombreux étudiants étrangers, principalement des coréens, viennent également recevoir un enseignement de très haute qualité dans tous les domaines au sein de ces murs centenaires.

Cette université est ouverte depuis 1898 date depuis laquelle, les enfants se battent dès le collège pour intégrer cette université.
Lors de la conférence animée par des étudiantes sur le système éducatif chinois, ces dernières nous on confié que le collège et le lycée étaient comme un champ de bataille où les élèves se battent armes aux poings afin de décrocher la note la plus haute possible, être le plus performant, le meilleure et intégrer une université d’élite.
Selon le lieu de résidence (urbain ou rural), les chances de réussite ne sont pas les mêmes pour des raisons de quota d’admission dans telle ou telle université.
L’emploi du temps est donc représentatif de la quantité de travail exigé pour atteindre l’excellence. Ce dernier se déroule du lundi au dimanche avec des cours tous les jours de 7h40 à 21h sauf le dimanche où l’après-midi est libre. Des pauses rythment bien évidement la journée, mais aucune place n’est laissée aux activités extra scolaires telles que le sport, la musique, le théâtre et autres. Quel contraste avec notre système européen et plus particulièrement le système allemand qui laisse tous les après-midi de libres aux collégiens et lycéens pour ce type d’activité ! Le cloisonnement dans l’emploi du temps ainsi que dans la méthode est très significatif voir même symptomatique pour la Chine. Aucune question n’est autorisée en classe, car cela serait une offense au professeur qui ne fait pas bien son travail. En effet, si l’élève a encore une question alors que le professeur vient de terminer sa démonstration, cela implique une lacune de la part du professeur qui n’a pas su transmettre son savoir correctement. L’attitude des élèves en classe doit être exemplaire et statique, avec les bras croisés sur la table. Ce manque d’initiative et d’esprit d’entreprise est, selon les étudiantes elles-mêmes, très probablement la cause majeure du manque d’artistes, d’entrepreneurs et d’innovations dans le pays. Cette discipline d’acier tue tout créativité ce qui pose un problème à l’heure actuelle et explique peut-être les multiples copies « made in China ». The Aztecs

Cet acharnement de travail dure jusqu’à l’obtention d’un bon classement à l’examen d’entrée à l’université. A cette issue, la personne pourra bénéficier d’une bourse de l’Etat pour le financement de l’université car l’éducation doit être accessible à tous (pour vu d’avoir des capacités suffisantes pour rivaliser avec les meilleurs du pays). Pour s’en sortir il faut donc être le meilleur quelque part et exceller dans ce domaine. Peu importe la matière, les maths, la physique, la biologie, l’informatique, le sport, les langues... Il va donc de soi qu’aucune sortie entre amis n’est possible au vu de l’emploi du temps. Ceci dit, une fois à l’université, l’emploi du temps s’allège un peu et permet de « se lâcher » modérément, mais le travail personnel n’en est pas moins réduit.
Les étudiants chinois sont très assidus en cours et se battent pour assister à certains cours dispensés par des « stars » de l’enseignement. Les amphithéâtres ne peuvent, dans certains cas, pas accueillir la totalité des intéressés (les étudiants inscris et les auditeurs libres). Il n’est pas rare que les étudiants viennent la veille dans la salle en question pour coller un papier sur la table afin de réserver sa place. Inutile donc de se lever une heure ou deux en avance pour tenter d’avoir une bonne place ou du moins ne pas terminer dans les marches, c’est la veille qu’il faut s’y prendre ! 

Le cadre de l’université est très joli et agréable. C’est un endroit idéal pour le travail grâce à ses importantes infrastructures. Un lac bordé d’arbres et de fleurs (au printemps et en été), permet aux étudiants de réviser dans un environnement naturel et calme. Cette promenade nous à conduit au musée de l’université très riche en ossements et objets anciens.

The AztecsCe musée, tenu par des étudiants, retrace une partie de l’histoire très ancienne de la Chine dont le poids est si important encore de nos jours. Même si la population reste très discrète sur le sujet, un pan  entier de l’histoire de se pays a été volé durant la révolution culturelle, période durant laquelle certains auteurs, poètes et artistes ont été censurés et des dizaines de milliers de livres ont été incinéré. Ainsi une partie de la connaissance c’est envolée en fumé à jamais. Seul est resté l’histoire autorisé par certains  empereurs  qui ne restent pas moins très riche.

Cette visite nous a permis d’être confrontés au quotidien d’étudiants très brillants de cette prestigieuse université. Ce qui est paradoxal, c’est que malgré la réussite quasi assurée de ces étudiants, ces derniers ont des projets professionnels très variés. Autres que les brillantes carrières qui se profilent une étudiante nous a confié vouloir ouvrir son propre restaurant à l’issue de l’obtention de son diplôme.  Et là j’ai eu envie de lui dire : « Mais pourquoi tant d’efforts et de sacrifices pour ouvrir un restaurant ? » Mais je m’en suis bien gardé.
 
Beida était un avant goût de ce qui pouvait nous attendre à l’université de Fudan à Shanghai, prochaine étape de notre voyage qui sera très probablement également riche en découvertes et souvenirs !
A suivre…

Delphine Augu

 

Bye Bye San Diego. Ni Hao Beijing.

Après deux mois sous le soleil californien, la troupe SMI s’est envolée vers le Nord de la Chine et sa capitale Pékin. Quel choc culturel dès la sortie de l’aéroport … les drapeaux flottants dans le froid hivernal, les grandes autoroutes, les habitations, les gens.
Dès la traversée de la ville en car, les étudiants ont pu se rendre compte de la différence de civilisation qui règne entre notre monde et l’Extrême Orient. Mais cela ne fait qu’attiser la curiosité du groupe qui, logé à l’hôtel, s’est précipité dehors afin de faire un tour, de déambuler dans ces rues marquées d’une culture millénaire, mais aussi d’une ouverture sur le monde occidental, ses magasins et ses chaînes de fast-food.
Les matinées étaient consacrées aux conférences des invités de marque : avocats, hommes d’affaire, investisseurs … ceux qui ont réussi en Chine nous ont permis de voir d’un œil différent ce pays de la taille de l’Europe. Quelles sont les opportunités ? Quels sont les risques ? Comment interagir avec les habitants ?
Les après-midi n’étaient pas consacrées à un repos que nous imposé le décalage horaire. Que ce soit la visite des Tombeaux Ming, celle de la Cité Interdite, de la place Tian an men, la Muraille de Chine … tous ont pu découvrir ces monuments mythiques, historiques, qui caractérisent tant le pays. Cependant, la ville elle-même est source de curiosité. Le tout nouveau métro nous emmène où nous voulons en un temps record, dans le village olympique et les stades, le centre ville historique et ses temples, le quartier d’affaire et ses tours ou encore les bâtiments administratifs du Parti. Une semaine de séjour dans cette ville fut bien trop courte pour la plupart, mais les SMIens ont quand même découvert ce qui fait le renom de la Chine dans le monde : sa nourriture ! Les plats à profusion servis à l’hôtel semblent sortis d’un autre monde, et quand ce n’est pas là où tout le monde loge, il y a les restaurants de la ville. Pour ceux-ci, c’est une autre affaire. Il faut arriver à se faire comprendre, essayer de deviner ce qu’il y a dans les plats, pour combien de personnes ils sont destinés ... bref, manger à l’extérieur mérite du courage, mais on en rit tous !
Pékin, ou Beijing en chinois, est une ville qui vaut le détour, pleine de charme et de coins à visiter. Une ville historique, capitale de son pays, fourmilière à taille humaine en pleine évolution qui attend tous les touristes du monde

Olivier Mery

L'exposition Universelle - Shanghai 2010.

A Shanghai, du 1er mai eu 31 octobre 2010, siège l’Exposition Universelle 2010 consacrée au développement urbain durable, la plus incroyable de l’histoire. Un investissement de plus de 30 milliards de RMB (environ 3Millards d’Euros), des pavillons pour chacun des pays présentant pour la plupart un monstre architectural et de créativité. L’exposition universelle nous offre une vaste fenêtre sur le reste du monde au travers d’un thème dans l’air du temps : « Une Meilleure Ville, Une Meilleure Vie ». De magnifiques infrastructures dignes d’une mégapole, de vastes étendues aux allées piétonnes claires tel un vrai paradis sur terre surplombant les différentes Zones à découvrir ( A, B, C, D, E) parsemées de parasols et petits bancs pour pouvoir faire une pause, car les plus de 5,28 km² couverts par l’exposition accueillant pas moins de 20 000 visiteurs par jour soit une cible de 70 millions de personnes au total, mettent à rude épreuve les pieds les mieux chaussés. Aussi les tongues logotées « Exposition Universelles 2010 » vous seront d’un grand secours si ce n’est pas votre cas, accompagnées de mille et un produits dérivés disponibles chaque 500 mètres dans des boutiques prévues à cet effet…croisez les doitgs pour que votre produit soit en stock ( !). Non loin des vendeurs ambulants de bouteilles Coca Cola car le géant Américain a su lui aussi savoir se positionner et gagner sa place en monopole dans le parc.

Vous ne manquerez de rien une fois que vous aurez franchi les portes de l’exposition, restaurants, fastfoods, voiturettes électriques pour les paresseux, navettes pour le retour... Toutefois vous devrez vous armer d’une patience qui vous permettra de garder votre calme dans les serpents de queues dignes de Disney Land afin de visiter certain pavillons « Stars » de l’exposition. En effet, la Chine assommée par le matraquage de l’immense campagne de communication faite à travers le pays, répond bel et bien présente au rendez vous ce qui implique une marée de petits hommes à ombrelles chinoises.

The AztecsThe AztecsChine : Le pavillon chinois, place incontournable pour commencer une belle journée d’expo. Ses 63 mètres de haut et sa couleur rouge sang en imposent. Sa forme de pyramide inversée n’a pas volé son nom : « Couronne de l’Orient ». La Chine donne le ton. Le rez-de-chaussée offre une vaste présentation de l’ensemble des 22 provinces qui composent la Chine. Chaque stand vous transporte, laissez vous porter par les vagues de lumière, musiques et senteurs… Bon voyage !

 

Angleterre : Le thème choisi par nos voisins britanniques colle parfaitement avec celui imposé par l’exposition grâce à une volonté des concepteurs : rapporter la nature au cœur de la ville. Afin de matérialiser ce thème un cube arrondi a été érigée grâce à des centaines de piques de plexi glace. A l’intérieur, la luminosité vous étourdi et vous laisse découvrir de petit organismes prisonniers dans ces tiges : graines et autres baies. Un détail que les curieux souhaiteront vérifier d’eux même : un pied de citronnelle vous attend à la sortie pour les nez fins et l’œil attentif. La nature nous tend les bras, contemplons là !

The AztecsThe AztecsFrance En bon patriote vous ferez la queue avec plaisir pour découvrir le pavillon français qui a beaucoup de succès. Une résille de béton formant des alvéoles ornent l’aspect extérieur du bâtiment, organisé sur trois niveaux avec un jardin central à la française capturant les rayons du soleil. Il se fait appeler le « Nid d’Abeilles ». Une belle représentation de notre culture gastronomique grâce à une vitrine sur cuisine réelle en plein rush, de multiples peintures impressionnistes et sculptures pour l’art, la mode représentée par Louis Vuitton qui se sera fait le plaisir d’une très luxueuse vitrine en quatre dimensions.
De nombreux écrans et autres photographies vous rappelleront à quel point notre beau pays est riche d’histoire, vous repartirez avec un petit air de nostalgie mais le sourire en coin.

Etats-Unis : Un show à l’américaine vous attend dans les méandres de la longue file d’attente qui vous conduira dans un premier sas. Là une voie vous invite à entrer dans une vaste salle de projection où un « film publicitaire » vous est proposé. Pas moyen de faire demi-tour. Il faut suivre la foule. Ne vous souciez pas des chinois qui se ruent sur les premières places disponibles. N’ayez crainte, tout est prévu et une place vous attendra un peu plus loin dans le rang… Le ton de la communication choisi par les Etats-Unis permet de croire du comme fer à l’amitié et à la coopération sino-américaine. La présence du président Obama ainsi que la sénatrice Hillarie Clinton vous fera vivre l’incontournable « American Dream ».

Canada : Le Canada a choisi les couleurs chaudes propres aux fameux automnes colorés de ce pays. L’intérieur du pavillon vous offre différentes activités et découvertes. Les plus sportifs s’essayeront au vélo féérique alors que les rêveurs se laisseront embarquer dans un jeu de lumières cubiques. Pour ne rien omettre, une main plongée dans un bassin d’eau vous permettra d’animer un jeu de couleurs. Splendide expérience sensorielle.

The AztecsFinlande : Le pavillon finlandais intitulé « Kirmu » signifie « cavité rocheuse formée naturellement le long du bord de mer ». Une fois à l’intérieur de cette membrane, vous découvrirez une pierre, seule au milieu des lames de parquet. Une rampe en colimaçon pourra vous donner le vertige mais vous donne accès à une salle d’exposition où Nokia vous fera vivre un moment photographique intéressant qui amusera particulièrement vos enfants.

Afrique : Les pays africains se retrouvent eux rassemblés dans un immense bâtiment sur lequel ont été peints un couché de soleil rosé ainsi que des ombres d’animaux et autres arbres typiquement typiques. Si vous prenez le temps d’entrer, vous prendrez le temps d’apprécier l’hospitalité africaine, bien que pour la plupart sans artifice, chacun des pays représenté vous fait plonger dans des océans de couleurs, odeurs, cultures. Vous repartirez le cœur léger d’avoir pu échanger plus que des sourires puisque la plupart sont francophones et auront été heureux de bavarder avec vous à l’ombre d’un baobab sacré (Pavillon Sénégalais) ou avec une folle envie de danser après avoir profité du défilé de mode africaine aux rythmes renversants.

Les professionnels trouveront eux aussi leur bonheur dans les Zones D & E, puisque jusqu’ici l’exposition n’est autre qu’un immense parc d’attraction véhiculant de la manière la plus ludique les différentes cultures qui nous entourent de près ou de très loin. On notera la présence d’un Pavillon Rhône Alpes pérenne puisque partenaire de la ville de Shanghai depuis plus de 30 ans, tandis tous les autres pavillons seront eux détruits à la fin de l’exposition, rappelons le thème de l’exposition du développement urbain durable… En repartant vous pourrez évidemment garder en souvenir votre Passeport de l’Exposition Universelle que l’on vous aura tamponné dès lors que vous aurez visité un pavillon. Un petit souvenir qui ne pèse pas lourd dans la valise et passe sans problème à la douane chinoise. Aurélie Mussier et Delphine Augu

Aurélie Mussier

Pernod-Ricard China : jamais à court de liquidités.

The AztecsAujourd’hui visite des locaux de Pernod-Ricard China près du Xintiandi – le quartier Européen pour les profanes – 20ème étage, l’entrée annonce d’ores et déjà la couleur. Dans le hall d’accueil trônent l’ensemble des marques détenues par le groupe, soit pas moins de 3 étagères de spiritueux et autres vins. Jameson, Martell, Malibu, Chivas Regal, Mumm, ABSOLUT VODKA... autant d’alcools reconnus et renommés qui s’ajoutent aux deux plus célèbres anisés de France. Pour autant la rigueur est de mise, la machine à café ne sert que du café et même si les commerciaux n’arrivent pas avant la fin d’après-midi puisqu’ils travaillent au rythme de la nuit, l’ambiance n’en est pas moins professionnelle.

The Aztecs

 

Sur fond de présentation soignée et détaillée, nous découvrons l’importance de la marque Pernod-Ricard sur le marché Chinois, n° 2 mondial en termes de spiritueux avec 7 203 Milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2008/2009 – le n° 1 étant DIAGEO –. Comment le groupe a réussit à percer sur un marché en pleine expansion et dont la demande se diversifie autant qu’elle s’accroît. Sa stratégie publicitaire et son implication évènementielle qui lui ont permis, en sponsorisant soirées, galas et tournois de faire sa renommée en Chine.

The Aztecs

S’il fallait encore une preuve que la France possède un réel domaine d’expertise en matière de vins et de spiritueux, le groupe Pernod-Ricard démontre de façon indéniable notre savoir et notre savoir-faire. La visite des locaux de l’entreprise nous fait découvrir des open space spacieux où l’ambiance est rigoureuse autant que détendue. Les collaborateurs, pour la grande majorité chinois, sont tous jeunes et dynamiques – qui a dis qu’il fallait avoir de la bouteille pour travailler dans les spiritueux ? – et s’invectivent de façon énergique à remplir leurs missions.

 

Ainsi, Pernod-Ricard montre l’image d’une entreprise moderne, qui a réussi à se développer à l’international en conservant les spécificités culturelles et régionales des 15 marques clés acquises au fil du temps.Un groupe international mais empreint de France, où tout le monde peut s’exprimer et a une place et un rôle à jouer. Une petite désillusion tout de même : nous n’avons pas eu le droit à l’apéro en partant...

Maxime Legros

Hanoi

The AztecsÇa y est nous sommes à Hanoi, capitale du Viêtnam et dernière étape de notre séjour. Nous avons du mal à croire que c’est bientôt la fin mais nous sommes curieux de découvrir ce que nous réserve ces prochaines semaines. Le lendemain de notre arrivée, nous avons un jour off. Mes amis et moi décidons de nous « perdre » dans les rues d’Hanoi. La chaleur nous enveloppe et nous sommes comme happés par l’ambiance. Je suis frappée par le nombre de scooters et la pauvreté des vietnamiens. Nous qui étions jusque là tout le temps ou presque dans un environnement citadin, nous voila plongés dans un milieu plus rural. Le dépaysement tant attendu est bel et bien là. Ce pays me touche, ce que je vois vite fait dans un reportage, je l’ai cette fois sous les yeux, même si « on le sait », on ne se rend pas toujours compte, en tant qu’occidentaux toute la chance qu’on a et les besoins futiles qu’il faut pour nous satisfaire. Ici, les gens ont l’air moins pollués que dans les grandes villes, ils sont plus souriants et on sent un réel respect de l’autre.The Aztecs

The AztecsLe soir j’ai vu des trottoirs entiers d’hommes et de femmes assis discutant, riant.J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de jeunes ici car on voit beaucoup d’enfants, de jeunes hommes et jeunes femmes.Le célèbre cliché que j’avais du Viêtnam avec la femme au chapeau conique existe bien, une femme nous demande de prendre une photo avec le chapeau qu’elle porte et ce qui lui permet de vendre ses fruits. Adrien se prête volontiers au jeu sous le regard amusé des autres vendeuses et du notre ! Nous nous laissons tenter en achetant quelques litchis que nous mangeons sur le chemin… si si délicieux et non non personne n’a subi d’indigestion ! L’architecture de certaines maisons est superbe et de couleur vive. J’attends avec impatience d’aller voir la 8ème merveille du monde (la Baie d’Halong) de profiter de ces beaux paysages et de ces derniers moments entre smiens.

Diane Patenôtre

 

 


 
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